mercredi 10 octobre 2018
Titre :
De la certification ISO 9001 à la « Qualité Compétitive »
La certification apporte une certaine marque de confiance qui
donne accès au marché
Mais il y a du monde sur le marché, et il est possible
d’utiliser la qualité des produits et des services : pour faire la
différence par rapport à la concurrence et pour assurer les gains souhaités
dans les échanges avec les clients
Pour atteindre ce résultat il faut activer une action, spécifique
à chaque produit ou service, qui prend la forme d’un projet intégrant une
démarche qualité particulière dite : « compétitive »
Le but de la conférence est de présenter les enjeux de ces
nouveaux usages de la qualité par l’entreprise.
(CV sur demande)
Prix : 1 000 € (HT)
Les frais de déplacement sont facturés en supplément au réel.
jeudi 4 octobre 2018
Le management de la qualité dans une start-up
Quelques conseils
La question qui est souvent posée est la
suivante : une "start-up" peut-elle introduire une démarche qualité en même
temps qu’elle développe une idée originale avec des moyens limités, pour en faire un produit ou un service innovant, en associant la conception d’un
système de production et d’un vecteur de pénétration du marché.
La réponse est « oui » à
condition de concevoir une démarche qualité spécifique à chaque "start-up" et « naturellement »
intégrée à son management.
La démarche qualité est au service du
projet et non l’inverse.
Le but d’une démarche qualité dans une "start-up" est de guider le processus de création de valeur pour
- Produire un jugement qualité des acteurs du marché qui assurent les retours sur investissement conformes au " business model"
- Atteindre une configuration finale de l’innovation qui respecte les normes et réglementations
- Eviter que la concurrence neutralise l’effet de l’innovation sur le jugement qualité attendu des acteurs du marché et perturbe les retours sur investissement
- Eviter les rétro bouclages inutiles en traçant les informations essentielles
- Assurer la faisabilité de la production de la future prestation qui intégrera l’innovation.
Elle doit se limiter à quatre modes d’actions
1/ Imaginer à chaque étape de la
configuration de l’innovation le niveau de séduction du jugement qualité que
les clients doivent porter sur le futur produit ou service pour accepter d’être
des pionniers de son achat et de sa consommation malgré la concurrence et leurs habitudes de consommation. (Marketing qualité)
2/ Tracer avec suffisamment de précisions les
difficultés, et les opportunités exploitables rencontrées au cours du
déroulement du processus d’innovation pour utiliser en temps réel les retours
d’expériences. (Réactivité exploitant l'apprentissage)
3/ Imaginer en configurant progressivement
le produit ou le service les réponses aux normes et réglementations exigées
pour pénétrer le marché visé. (Assurance qualité externe)
4/ Anticiper les risques d’une future
production du produit ou service qui ne pourrait pas valoriser d'une manière
suffisamment rentable les facteurs de compétitivité de l’innovation. (Assurance
qualité interne)
Le mode d’action d’une démarche qualité dans une "start-up" est une logique « d’effet sonar »
« Effet sonar » signifie :" stimulation de la cible par des émissions d’informations, recueil des
réactions, et utilisation de ces retours d’informations pour guider l’action".
L’application de « l’effet
sonar » est le socle de toute démarche qualité compétitive.
L’effet sonar est la réalisation
périodique de tests par rapport à quatre cibles :
- Le jugement sur la qualité de l'innovation par le marché en réaction aux informations émises sur l’état de la configuration de sa maquette, et les effets possibles sur les retours sur investissement pour l'entreprise
- Les contributions de la maquette aux normes et réglementations imposées par l’environnement sociétal, et le reste à réaliser pour terminer la mise en conformité
- Les réactions des futurs producteurs de la prestation aux informations émises sur les caractéristiques techniques de la maquette
- Les réactions probables de la concurrence si elle prenait connaissance complètement de la maquette pour neutraliser l’attractivité de la future prestation sur le marché.
Ces modes d’actions doivent être
compatibles avec un certain nombre de contraintes :
- Ne pas intervenir dans les phases de créativité
- Cumuler les revues de projet de la démarche qualité avec celles du processus d’innovation
- Ne pas chercher à mesurer, mais simplement à encadrer et à hiérarchiser les données quantitatives indispensables à son déroulement
- Limiter le travail collectif aux revues de projet
- Affecter un membre de l’équipe projet au pilotage de la démarche qualité
- Ne jamais donner l’impression de perte de temps mais au contraire d’utilité dans les actions de la démarche
- Pour réaliser les effets "sonar" ne pas diffuser des informations qui doivent rester confidentielles, mais diffuser des "leurres" qui orientent la concurrence dans des directions non investies par la start-up. (veille concurrentielle)
- Etc.
Les méthodes utilisées doivent toujours se
limiter au traitement des informations les plus significatives, et les plus
utiles pour guider les actions d production de la valeur ajoutée de la démarche
d’innovation. (Eviter l’effet boule de neige dans le traitement de l’information.
Cibler sur l’essentiel)
Ces conseils résultent de notre retour
d’expériences
Bibliographie
Bibliographie
- L'innovation réussie par la qualité (éditions ISTE)
- Les tactiques de la qualité compétitive (èditions ISTE)
- Competitive Quality Strategies (éditions WILEY)
Libellés : #qualité, agilité, compétitivité, innovation, innovations managériales